Accompagner des structures locales à développer leurs propres médiations nocturnes.
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Depuis le travail de fond mené au Chêne Pointu, Médiation nomade parcourt les quartiers populaires en France — et principalement en Île-de-France.
Constituée aujourd’hui d’une équipe de trois salarié·e·s, elle s’attache à (re)tisser du lien entre les acteur·rice·s de terrain, les habitant·e·s des quartiers populaires et les jeunes désinstitutionnalisé·e·s, avec l’objectif d’amorcer et de contribuer à un (re)dynamisme sur des territoires paupérisés, bien souvent abandonnés.
Faire lien à travers le dialogue et/ou des actions particulières — ateliers de graffitis, ateliers d’écriture, débats — c’est bien là le projet de Médiation nomade.
En dix ans, l’association a organisé plus de 600 médiations nocturnes, dans plus de 170 quartiers populaires.
Une démarche co-construite avec les acteur·rice·s des territoires
Un temps d’immersion et de recueil des besoins des acteur·rices du territoire
La première phase est constituée d’un temps d’immersion et de préparation collective des médiations nomades.
Elle consiste à rencontrer les acteur·rice·s de la ville, les institutions — élu·e·s, service jeunesse, club de prévention, police municipale, mission locale, etc. — ainsi que les associations locales, mais aussi à visiter et comprendre en profondeur le territoire.
Quelles sont les problématiques du territoire ?
Quelles ressources peuvent être mobilisées ?
Quels liens recréer ?
Quelles actions mettre en place durant les médiations nocturnes ?
Cette phase permet également d’organiser des réunions de préparation collective, afin d’impliquer l’ensemble des acteur·rice·s de la politique de la ville dans le projet.
Objectif : accompagner les professionnel·le·s à mieux comprendre — et à prendre du recul sur — le territoire, tout en identifiant collectivement les besoins, les fragilités et les ressources locales.

Un cycle de médiations nocturnes
Un cycle de médiations nocturnes dure généralement entre un et cinq mois, selon la fréquence des interventions menées sur le territoire.
Tout au long de l’action, nous proposons des temps d’échanges avec les acteur·rice·s de terrain, afin d’adapter progressivement les médiations nomades aux besoins du quartier et de ses habitant·e·s.
Cette approche permet de construire une action évolutive, ancrée dans la réalité du terrain, en tenant compte des dynamiques locales, des tensions éventuelles et des ressources existantes.
Objectif : accompagner les professionnel·le·s du territoire à aller, en soirée, à la rencontre des publics — notamment des publics marginalisés ou éloignés des institutions — afin de recréer du dialogue, de la présence et du lien social.

Un temps de bilan et perspectives
À l’issue du cycle de médiations, un bilan de l’action et une mise en perspective sont proposés aux acteur·rice·s du territoire.
Que se passe-t-il pour les jeunes, et plus largement pour les habitant·e·s, après le passage de Médiation nomade ?
Les collectivités souhaitent-elles ouvrir une structure dédiée à la jeunesse ou un lieu intergénérationnel ?
Les structures envisagent-elles de faire évoluer les conditions de travail de leurs équipes — en termes de salaires, d’horaires ou de présence sur le terrain ?
Des aménagements urbains peuvent-ils être pensés pour rendre les espaces publics plus inclusifs et accessibles ?
Cette phase permet de prolonger la réflexion engagée sur le terrain et d’inscrire les médiations dans une dynamique plus large de transformation sociale et territoriale.
Objectif : accompagner les professionnel·le·s à imaginer de futures actions et de nouvelles pratiques capables d’améliorer, sur le long terme, les conditions d’existence des personnes vivant sur ces territoires.




